Mexique

Semaine 9 – Beaucoup de route!

Dimanche 26 août 2018

Une autre nuit à dormir tout enfermé dans la Luna y Sol !!! Eh oui, il a encore plu cette nuit et nous avons dû tout fermer.

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Avec cette chaleur c’est suffocant. Au lever, le soleil est présent et il fait monter la température assez vite. Nous prenons le petit déjeuner avec notre ami «Geico».

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Nous ramassons les choses et partons pour s’enfermer dans la Luna y Sol, mais cette fois à l’air conditionné. Ça va faire du bien.

Aujourd’hui, nous quittons l’état du Sinaloa pour l’état du Nayarit. Le Sinaloa nous a semblé assez peuplé, nous avons traversé de grandes villes et nous avons vu plusieurs villages. En changeant d’état, la première surprise fut que la végétation est généreuse et ils la laissent pousser jusqu’au bord des routes. Nous y touchons quasiment avec le véhicule.

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Deuxième constatation, nous roulons dans la jungle et les arbres se touchent au centre de la route.

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Troisième changement, fini les autoroutes longues et plates, nous sommes de retour dans les chemins tortueux.

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Et finalement, nous passons que dans de petits villages et ils semblent plus rustiques avec des rues en pierres qui ne sont pas égales. Pauvre Luna y Sol, ta suspension est mise à rude épreuve.

Après une longue journée de conduite, en plus d’avoir perdu un heure, car nous avons changé de fuseau horaire, nous arrivons à Rincon De Guayabitos, Nayarit.

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Nous avons de plus en plus de difficulté à trouver un camping au bord de l’océan, nous coucherons en pleine ville ce soir.

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Mais, il y a des avantages à être en ville, nous avons trouvé un bon restaurant de pizza et elle était vraiment bonne, la pizza!

 

Lundi 27 août 2018

Malgré que nous étions en ville, nous avons réussi à dormir. Pas de pluie, donc nous avons dormi les portes ouvertes. Nous avions de l’air pour respirer. Après notre déjeuner traditionnel, c’est-à-dire toast au beurre d’arachide et banane (il faut bien garder des habitudes du Québec), nous avons décidé de reprendre la route pour s’avancer un peu plus vers le sud. La route se poursuit dans les forêts du Nayarit.

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Ça fait drôle de dire que nous passerons à Puerto Vallarta, nous sommes habitués d’entendre parler de cette destination par des personnes qui voyagent dans les hôtels tout inclus. Nous nous passons en camion !!! Mais nous ne faisons que passer. Puerto Vallarta, c’est vraiment une grosse ville, je vous disais hier que nous n’avions pas vu de grande ville dans l’état du Nayarit et c’est toujours vrai, puisque la ville de Puerto Vallarta est à l’entrée de l’état du Jalisco.

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Cette ville est construite à flanc de montagne.

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Et après avoir passé le centre-ville, nous montons dans la montagne en longeant l’océan, le spectacle est époustouflant, quasiment épeurant.

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Nous entrons de nouveau dans la forêt et les montagnes et quelle surprise nous avons eu en voyant une pancarte de défense de chasser !!! Je vous laisse découvrir avec la photo.

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Nous ne voyons pas ça par chez nous.

Nous continuons notre route à travers la route tortueuse, mais quand même belle pour rouler et une autre surprise…quelques kilomètres de chantier de construction.

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Ceux qui disent que les chantiers routiers sont mal organisés au Québec, venez faire un tour ici, vous ne critiquerez plus jamais!! Pas de panneaux pour nous indiquer le début ni combien de kilomètres et nous roulons à travers les travailleurs et la machinerie.

Plus de 300 kilomètres plus loin, nous arrivons à San Patricio où nous trouvons un camping dans une cour d’hôtel pas très loin de l’océan et nous sommes encore seul. Mais là, nous avons le gros luxe. Piscine, palapas, chaises, toilettes, douche chaude… le bonheur total!

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Mardi 28 août 2018

Après une bonne nuit de sommeil, nous avons pu dormir les portes ouvertes, étant donné qu’il n’a pas plu et qu’il y a un gardien de sécurité qui passe la nuit sur le site, nous décidons d’aller déjeuner au restaurant. Le gros luxe, nous avons trouvé un restaurant à San Patricio où il y avait des chandails du club de hockey le Canadien de Montréal. Ça fait étrange d’en voir dans un village perdu comme ici. Nous sommes à environ 50 kilomètres de la station balnéaire de Manzanillo. Pour ceux qui préfèrent le dépaysement et la tranquillité, c’est peut-être l’endroit de prédilection.

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Nous décidons de rester une autre journée question de se reposer de la route. Pour faire environ 300 kilomètres, ça nous prend entre 6 et 7 heures. Il faut être toujours attentif, car il y des dos-d’âne partout et pour ne pas en avoir vu quelques-uns, je peux vous dire que ça déplace la vaisselle dans les armoires, quand elle ne sort pas !!! De plus, les routes ne sont pas larges et les Mexicains dépassent partout même dans les virages.

Au retour du déjeuner, nous visitons un peu ce petit village et nous nous rendons sur la plage. Le paysage est merveilleux, allez voir le vidéo que nous avons publié sur Facebook le 28 août. Nous sommes retournés au camping en sillonnant les rues.

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Nous profitons de la piscine toute la journée et la personne qui nous a reçus hier nous fait visiter les appartements du complexe. C’est super beau et il y en a qui sont flambant neufs, comme on dirait chez nous.

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Mercredi 29 août 2018

Moins bonne nuit, car nous nous sommes fait réveiller par la pluie qui avait mouillé un peu la couverture et le matelas. Donc, sortie à la pluie en pleine nuit pour fermer les portes arrière et le ventilateur du toit, résultat, il fait chaud et nous sommes humides.

Après notre déjeuner traditionnel et une bonne douche, nous partons pour environ 200 kilomètres de routes et de paysages à découvrir. Première ville que nous traversons, Cihuatlan : une ville en pleine expansion où il y a beaucoup de construction.

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Autre grande ville : Manzanillo. Une autre ville pleine de touristes qui ressemble plus à une ville américaine qu’à une Mexicaine et en plus, ça doit être le port principal d’entrée des marchandises par bateau.

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C’est vrai que pour les personnes qui partent en avions et descendent dans ces endroits c’est un dépaysement total, mais nous avons la chance de passer et même d’arrêter dans des endroits typiquement mexicains. Nous nous rendons jusqu’au centro de Manzanillo où là nous vivons le Mexique et les rues sont si étroites que par endroit nous nous demandons si la Luna y Sol passera.

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Nous sortons de ce tumulte pour retrouver la tranquillité des campagnes. Nous sommes partis de l’état du Jalisco pour traverser l’état du Colima et notre destination est dans l’état du Michoacán. Nous croisons sur la route plein de petits villages. Quelques-uns ont l’air d’être d’une pauvreté extrême, tandis que d’autres ont l’air d’avoir plus de moyens. Les maisons sont belles et propres. Mais une chose qui est pareil dans tous les villages: il y a beaucoup de restaurants, c’est à se demander si les tous les gens du village mangent dans les restaurants.

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J’avais trouvé un camping sur le site iOverlander et les commentaires étaient vraiment bons. Arrivée sur place, la clôture est fermée et il y est écrit de klaxonner pour qu’on nous réponde. Un monsieur arrive avec son troupeau de chiens et me demande si j’ai prévenu Sandy avant d’arriver et je lui dis que non. Il faut que je prévienne Sandy à Colima. Il l’appelle, me prête le téléphone et je lui demande si nous pouvons rester pour 2 nuits. Il me dit d’attendre, qu’il arrive dans pas long. Le monsieur nous fait entrer et nous fait visiter le camping et je lui offre une bière qu’il ne refuse pas. Lorsque Sandy arrive, il me dit que le site est en rénovation et que pour l’instant, il se sent mal à l’aise de nous louer un terrain. Plus tard, il va y avoir une piscine et un restaurant qui ne sont pas opérationnels pour l’instant. Il me conseille un autre camping dans le village voisin à environ 15 kilomètres.

Arrivés à destination, nous entrons sur le camping et nous cherchons l’endroit où nous enregistrer. Nous faisons le tour du camping et nous apercevons un motorisé avec une plaque du Québec. Première fois depuis que nous sommes au Mexique que nous croisons un Québécois, mais il n’y a personne. Une autre fourgonnette est stationnée à côté et elle vient de la Californie. Je parle avec la personne et il me dit qu’il va en Argentine jusqu’à la Terre de Feu. C’est vraiment surprenant !!! Je vais payer le camping pour deux nuits et au retour, je croise le québécois, nous discutons un peu et il me dit qu’il est de Roxton Pond, ce n’est pas très loin de chez nous ça.

Après un bon souper et une bouteille de vin, nous allons dormir en espérant qu’il ne pleuve pas cette nuit.

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Jeudi 30 août 2018

Journée à ne rien faire, même pas se baigner, car l’océan est trop enragé.

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Aujourd’hui, après deux mois de voyage, je commence à faire une distinction entre les mots voyage et vacance. J’avais toujours pensé qu’ils avaient la même définition et je crois que pour la majorité des gens c’est la même chose. Je m’aperçois qu’il y a une grosse différence entre les deux. Pour moi maintenant, les vacances, c’est s’asseoir et ne rien faire, seulement penser à manger et boire. Tandis que voyager exige de toujours être à la recherche de renseignements, comme où irons-nous, où mangerons-nous, où dormirons-nous, quelle route emprunter ? Nous rencontrons des postes de contrôle de l’armée ou de la police, vont-ils nous poser des questions et serons-nous capables d’y répondre ? Et tout ça dans une langue qui nous est étrangère. Je comprends maintenant les immigrants qui arrivent au Québec et à qui nous demandons de s’intégrer, pas toujours facile.

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Vendredi 31 août 2018

Après une nuit mouvementée, non pas ce que vous pensez, les orages et la pluie qui a débuté vers 3h du matin, nous nous réveillons et il pleut encore. Mais cette fois, nous avions prévu le coup !!! Avant de nous coucher, nous avions installé une bâche qui couvre le ventilateur et les portes arrière, car le ciel était vraiment menaçant. Nous devrons faire quelques modifications pour que ça soit plus efficace, mais ça a fait le travail pour cette nuit. Nous devrons composer avec la pluie dans les prochains temps, car c’est la saison des pluies qui va commencer.

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Donc nous avons pris notre déjeuner traditionnel à la pluie et ranger les choses avant de partir tout trempé.

Nous partons donc à la pluie pour se rendre dans un camping que j’ai localisé à environ 250 kilomètres. En partant comme à chaque matin, je vérifie le niveau de l’huile et jette un coup d’œil aux niveaux des autres fluides. Le niveau de l’essence est au quart et il indique une autonomie de ± 230 kilomètres. Tout est correct, nous trouverons une station d’essence dans quelques kilomètres pour y faire le plein. Nous roulons à travers les montagnes, c’est la première fois que la route est si tortueuse, nous nous pensons dans les montagnes russes. Il n’y a pas plus de quelques centaines de mètres de droit, nous virons à droite, ensuite à gauche, nous montons, nous descendons,

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mais nous ne rencontrons aucune station d’essence. Nous ne rencontrons pas de village non plus !!! Nous sommes vraiment isolés. Après 1 heure, toujours pas d’essence, 2 heures. Là, mon degré de nervosité augmente un peu, car l’aiguille arrive vers le réservoir vide et nous ne voyons toujours rien. Nous rencontrons une minibus qui roule en sens inverse, arrêtée sur le bord de la route et je m’arrête pour lui demander s’il y a une station d’essence qui s’en vient, il me répond pas avant 1 heure encore, la nervosité monte encore d’un cran et je me dis c’est pas vraiment un endroit pour manquer d’essence !!! Au milieu de nul part, pas de village et pas de réseau cellulaire pour téléphoner pour avoir de l’aide !!! Ouais, pas fort ce matin. Par contre, le conducteur me dit que souvent dans les restaurants ou petite épicerie dans les villages, ils ont de l’essence pour les gens alentours. Je lui dis merci, nous continuons et gardons l’œil ouvert sur les places où il sera écrit «Se vente gasolina». Dans des situations comme celle-là, nous nous forçons pour parler et comprendre l’espagnol. Finalement, quelques kilomètres plus loin nous apercevons un restaurant qui en vend «Gracias!».

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C’est écrit dans le rectangle orange, fallait être aux aguets. Le monsieur arrive avec un 20 litres pas mal plus cher que dans une station-service, mais quand tu es mal pris, ça n’a pas de prix !!!

Ensuite, nous poursuivons notre route plus détendus et nous pouvons ainsi plus apprécier les paysages.

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Arrivée à l’endroit prévu, nous allons au restaurant mentionné pour s’informer s’il y a une place pour dormir. La propriétaire bête comme ça ne se peut pas nous répond qu’elle ne veut pas de van sur son site. Nous rebroussons chemin et comme la pluie reprend de plus belle, nous décidons de nous rendre jusqu’à Zihuatanejo où nous trouverons un hôtel pour se sauver de la pluie.

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La pluie ne cesse pas, il pleut assez que certaines rues de Zihuatanejo sont inondées par l’eau et à quelque endroit pas le sable et les roches. Après une recherche pour un hôtel, c’est à Ixtapa que nous finissons la journée dans un bel hôtel avec une bonne pizza et vino tinto.

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Samedi 1er septembre 2018

Une nuit de temps en temps, ça fait du bien de dormir à l’air climatisé, ça nous change des draps qui sont humides et de tous les bruits que coucher à l’extérieur emmène, sans parler des coqs qui se répondent le matin. Il fait encore noir et les chiens se répondent eux aussi. Nous allons au restaurant de l’hôtel pour prendre le petit déjeuner, c’est bon et pas cher.

Donc ce matin, nous traversons la ville de Zihuatanejo,

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mais nous n’arrêtons pas, car il y a trop de monde et que nous avons décidé de nous rendre à Acapulco aujourd’hui et prendre quelques jours de congé qui feront certainement du bien. Nous en profiterons pour planifier ce qui s’en vient.

La route de Zihuatanejo à Acapulco se fait très bien et elle est rapide 237 kilomètres en 4 heures, pour les gens du Québec ça peut paraître long, mais ici c’est rapide. Sur la route, nous rencontrons des villages de plus en plus gros et riches.

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Une chose qui nous surprend depuis que nous sommes au Mexique, ce sont les célébrations mortuaires. Vous vous rappelez lors de notre première semaine en Baja California, nous avions suivi un cortège funèbre qui était suivi d’une fanfare comme si c’était une fête. Nous avons remarqué que les cimetières aussi ont l’air vivant au lieu d’avoir l’air sans vie. Il y a plein de maisons de toutes sortes de couleur.

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Comme mentionné plus haut, nous prenons quelques jours de repos pour planifier la suite et aller visiter la ville d’Acapulco avant de se rendre vers le Golf du Mexique. Merci de nous encourager à travers vos commentaires, nous prenons le temps de tous les lire !

Bonne semaine!

 


Vous êtes plus du type visuel? Nous avons créé une carte pour montrer notre chemin parcouru depuis le départ. Allez y jeter un coup d’œil!


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Catégories :Mexique

4 réponses »

  1. Bonsoir
    Vous avez raison pas facile les routes
    Nous nous avons de Québec à la frontière du Panama en jeep
    L’amérique central et Cost Rica
    Maintenant nous vivons au Panama depuis 4 ans
    Tout vendu nos biens au Canada 🇨🇦
    Bonne route
    Julie 🐾🐾🐾

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  2. Quelle aventure ! J’aurais été bien nerveuse sur la petite route sans savoir où est la prochaine station de carburant, la chance est avec vous, ayant croisé quelqu’un qui vous a bien renseigné j’imagine en espagnol donc il fallait aussi que vous compreniez ! Bonne continuité !

    Aimé par 1 personne

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